Arbres fruitiers pour petits jardins de ville : lesquels planter ?

Arbres fruitiers pour petits jardins de ville : lesquels planter ?
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Mûrs à point, les fruits du jardin sont délicieux, parfumés et juteux. Mais dans un petit jardin de ville par exemple est-il possible d’avoir des arbres fruitiers ? Quelles formes privilégier dans ce cas ? Que dit la loi vis-à-vis du voisinage ?

Peut-on planter un arbre fruitier dans un jardin de ville ?

En lotissement ou en ville, tout un chacun peut planter un ou plusieurs arbres dans son jardin. Toutefois, il existe des règles strictes qu’il est impératif de respecter pour éviter tout problème avec son voisinage.

En matière de plantation de végétaux, la loi stipule que vous devez laisser une distance de :

  • minimum 0,5 mètre entre la limite de votre propriété et le pied de votre plante, arbre ou arbuste dès lors que sa taille adulte n’excède pas 2 mètres ;
  • minimum 2 mètres dès lors que sa taille adulte sera supérieure à deux mètres.

Sachez par ailleurs que si des branches venaient à dépasser dans la propriété d’à côté, votre voisin n’a nul droit de les couper de lui-même. En effet, conformément à l’article 673 du Code Civil, c’est à vous que revient l’obligation de faire le nécessaire. Si vous ne vous exécutez pas, vous risquez de vous retrouver devant le tribunal. Mieux vaut donc faire un peu de zèle et éloigner ses fruitiers de plus de 2 mètres, 3 mètres étant l’idéal.

Bien choisir ses arbres fruitiers

Dans un jardin de 350 m² à 500 m², si vous avez envie de planter des pommiers, des poiriers, des abricotiers voire des cerisiers, il vous faudra opter pour des formes adaptées à la surface dont vous disposez.

Forme des arbres : laquelle privilégier ?

Les différentes formes proposées dans les jardineries :

  • haute tige : c’est la forme naturelle de l’arbre fruitier. Un tronc haut, généralement à 1,8 mètre, puis les branches. Il ne convient donc pas pour un petit jardin ;
  • demi-tige : le tronc est greffé entre 1,10 et 1,40 mètre ;
  • quart de tige : le tronc ne fait plus que 0,4 et 0,6 mètre au mieux ;
  • gobelet : le tronc est greffé à 0,6 mètre. A taille adulte, ce fruitier ne dépasse pas 3 à 4 mètres de haut, permettant de surcroît une récolte abondante et facilitée.

Avec leur faible encombrement et leur croissance limitée, le basse-tige et le quart de tige sont évidemment les formes à privilégier. De plus, malgré la taille réduite de leur tronc, ceux-ci produiront pratiquement autant que des hautes tiges.
En revanche, lorsque vous passerez la tondeuse, les branches peuvent vous gêner du fait de leur faible hauteur.

A noter qu’il existe des fruitiers colonnaires particulièrement attractifs en raison du faible espace nécessaire. Toutefois, pour qu’ils conservent leur forme de colonne, il faudra soigneusement les tailler tous les ans. Par ailleurs, leur longévité est nettement moindre, une dizaine d’années en général, pour un coût relativement conséquent.

6/8, 10/12, 12/14, qu’est-ce que cela signifie ?

Lorsque vous achetez des arbres fruitiers, en plus de la forme, vous devrez opter pour une circonférence de tronc. Celle-ci est matérialisée par des chiffres 6/8, 10/12 et 12/14. Ceux-ci correspondent à la circonférence mesurée à un mètre du sol et reflètent l’âge du fruitier.

Ainsi, un cerisier demi-tige en 6/8 ne produira réellement que d’ici à trois ou quatre ans. Si vous êtes pressé, il vous faudra donc opter pour du 10/12 et ainsi espérer une bonne récolte l’année suivante. Bien évidemment, plus la circonférence du tronc est importante et plus le prix grimpe.

Comment planter des arbres fruitiers ?

Cognassier, cerisier, abricotier, pêcher, peu importe le fruitier que vous voulez planter, le modus operandi est toujours identique.

En premier lieu, il est toujours plus préférable de réaliser vos plantations pendant la phase dormante (hiver), lorsque l’arbre n’a plus de feuille. Celui-ci a le temps de s’installer et de développer ses racines pour une meilleure reprise. Si vous avez opté pour un « racines nues », vous n’aurez d’ailleurs pas d’autre choix que de le mettre en terre durant la période hivernale. En pot, ils peuvent éventuellement être plantés toute l’année.

Pour réaliser vos plantations, vous aurez besoin :

  • d’un mètre pour espacer de 3 mètres vos gobelets et vous assurer qu’ils sont à plus de deux mètres de votre limite de propriété ;
  • du terreau en prenant garde à bien le choisir. Comme souligné dans cet article, évitez les premiers prix qui contiennent des écorces de résineux (pin, sapin, etc) et acidifient les sols. Optez plutôt pour un terreau de qualité et adapté ;
  • une bêche ;
  • un tuteur ;
  • une masse ;
  • deux grands arrosoirs d’eau ;
  • de l’huile coude.

Creusez un trou d’au moins suffisamment grand et profond. Mélangez votre terreau avec de la terre de votre jardin à volume égal. Retirez la plante du pot en prenant soin de défaire délicatement les racines qui tournent en rond. Positionnez l’arbre pour voir où vous allez planter votre tuteur. Enfoncez-le avec la masse puis replacez l’arbre et fixez-le au poteau. Recouvrez du mélange terre/terreau. Arrosez abondamment avec les deux arrosoirs.
Si vous avez optez pour un « racines nues », pensez au préalable à bien recouper l’extrémité des racines et à les praliner en les plongeant dans de la boue dans un seau.

 

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