Comment multiplier gratuitement plantes et fleurs ?

Comment multiplier gratuitement plantes et fleurs ?
5 (100%) 1 vote

Division, bouturage, marcottage, de nombreuses techniques de multiplication permettent au jardinier de pouvoir multiplier des fleurs, arbustes et autres fruitiers rapidement et à moindre coût. Quelles sont les méthodes les plus courantes et les plus simples à mettre en oeuvre ?

Pourquoi multiplier ses plantes, fleurs et fruitiers ?

Avoir de belles fleurs dans son jardin, se créer un coin avec de petits fruitiers, cela demande parfois un certain budget. C’est pourquoi il peut être bon de connaître quelques-unes des techniques de multiplication des végétaux.

Pour autant, savoir multiplier des plantes présente d’autres avantages :

  • Reproduction fidèle : la nature est ainsi faite qu’elle privilégie le hasard. Ainsi, les graines d’une plante peuvent donner après semis une plante « fille » aux caractéristiques différentes comme un coloris différent des fleurs qu’elle porte. Bouturage, greffe ou encore division de touffe permettent d’obtenir un autre plant identique à l’original ;
  • Sélection d’une particularité : parmi une même famille de plantes, vous pouvez par exemple constater que l’une d’elles est plus résistante à telle maladie, à la sécheresse ou à l’attaque de pucerons. La multiplication de cette plante en particulier vous permet alors de favoriser une caractéristique intéressante pour votre jardin ;
  • Préservation des espèces rares : dans notre société qui a une fâcheuse tendance à l’uniformisation, la diversité des végétaux se restreint. Ainsi, jadis, on trouvait en France des pommes de moisson mûres en juillet ou des fraises blanches. Des variétés quasiment disparues et qu’il est ainsi possible de préserver.

Techniques de multiplication des végétaux simples à mettre en place

En fonction des végétaux que l’on cherche à multiplier, de nombreuses techniques sont possibles, les plus simples étant le bouturage et la division. Pour autant, le marcottage reste à la portée de tout jardinier amateur.

Technique du bouturage

Le bouturage permet d’obtenir un nouveau plant à partir d’un rameau provenant d’un arbuste ou d’une plante que l’on cherche à reproduire. La technique consiste à prélever un échantillon de branche et à le placer en terre pour qu’il s’enracine. Au préalable, il est recommandé de tremper l’extrémité à enterrer dans de l’hormone de bouture ou de l’eau de saule pour favoriser la formation de racines.

Exemples de végétaux pouvant être bouturés :

  • la lavande : en plein été, prélever une tige sans fleur d’une dizaine de centimètres. Supprimez les feuilles sur la moitié inférieure et plantez dans un substrat léger et bien drainé ;
  • arbustes de haie comme le forsythia ou le groseillier à fleurs : le bouturage se fait généralement en hiver, quand il n’y a plus de feuille et qu’il ne gèle pas. Prélevez un rameau de 15 centimètres de l’année. Plantez-le en terre sur 5 centimètres ;
  • rosiers : au mois d’août, lorsqu’il fait chaud, prélevez une tige qui vient de faner. Supprimez la fleur, mais également les épines dans la partie inférieure. Placez le rameau dans un terreau spécial bouture ;
  • petits fruitiers comme le groseillier, le cassissier, la vigne ou le casseillier : la technique est identique à celle des arbres de haie.

Division des touffes

Certaines vivaces comme l’agapanthe, l’aster, la véronique, la rhubarbe, le livèche ou encore le géranium vivace peuvent facilement être reproduites par semis. Toutefois, la méthode de division de la touffe permet d’obtenir un nouveau plant plus rapidement à taille adulte.
Pour cela, à l’aide d’une bêche, on se contente simplement de diviser la touffe en deux ou davantage selon sa taille. Il ne reste alors plus qu’à remettre en terre les pieds ainsi obtenus.

La division est une technique à utiliser en période de dormance (hiver) pour favoriser le développement racinaire, ou juste au moment de la reprise de végétation au printemps.

Le marcottage

Autre technique de multiplication inratable, le marcottage. Celle-ci consiste à provoquer l’enracinement d’une tige en la mettant en contact avec la terre, et ce, sans la détacher de la plante. Pour cela, il faut sélectionner une tige saine et suffisamment longue et supprimer toutes les feuilles sur la partie qui sera en terre. Entaillez légèrement la tige sur cette même partie. Placez-la sous quelques centimètres de terre avec une pierre dessus pour qu’elle ne bouge pas. Fixez le reste de la tige (la partie aérienne) à un tuteur.
Sous trois à six mois, la tige forme des racines. Il suffit alors de la séparer de la plante-mère avec un sécateur propre pour obtenir un nouveau plant identique.

La greffe

Contrairement à toutes les méthodes précédemment citées, la greffe est plus complexe à mettre en œuvre. Toutefois, elle permet de reproduire et sauvegarder les caractéristiques d’une espèce lorsque le bouturage et le marcottage ne sont pas envisageables.
La technique consiste en l’implantation d’une partie d’une plante (le greffon) sur une plante hôte (le porte-greffe).

La greffe est utilisée au verger, par exemple pour avoir des fruitiers dont la taille est adaptée aux petits jardins ou portant plus d’une variété. Elle est également utilisée au jardin d’ornement, notamment pour la création de plantes sur tige comme les rosiers sur tige.

Leave a Comment