Comment désherber son jardin en respectant l’environnement ?

Comment désherber son jardin en respectant l’environnement ?
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Tous les jardin détente, d’agrément ou gourmands ont en commun une chose, l’incontournable corvée de désherbage. Si les désherbants chimiques des grandes multinationales sont évidemment à proscrire, comment désherber tout en respectant l’environnement ? Quels sont les inconvénients et avantages de chaque méthode ?

Les désherbants naturels et biologiques

La prise de conscience générale à travers le monde a contraint certains fabricants à revoir leur copie et à proposer des produits naturels, voire biologiques, pour le désherbage. A en croire ces mêmes fabricants, il s’agit d’une chimie verte à base de composés nettement plus respectueux de l’environnement.

Ces produits sont évidemment moins nocifs que le glyphosate qui a fait régulièrement la Une des journaux et qui est toujours autorisé en Europe bien qu’il soit soupçonné de provoquer des maladies graves comme des cancers. Toutefois, ceux-ci sont également décriés, car ils renferment toujours des produits issus de la chimie et que l’on ne trouve pas naturellement dans le sol. Par ailleurs, ils se révèlent moins efficaces.

Le désherbage thermique

Autre alternative, le désherbage thermique. L’idée est finalement toute simple puisque cela consiste à brûler la partie aérienne de la plante.

Les premiers brûleurs disponibles sur le marché nécessitaient systématiquement d’acheter une bouteille de gaz. Via un système comparable à celui d’un petit lance-flamme, il suffisait de déclencher la combustion et de brûler la plante.
Aujourd’hui, on trouve en plus sur le marché des versions électriques pensées pour les petites surfaces.

Si cette technique a le mérite d’être simple, elle n’est efficace qu’avec des plantes ne développant de système racinaire leur permettant de se répandre, comme le fait le liseron par exemple. En outre, la version thermique peut représenter un danger en cas de mauvaise manipulation.

Le désherbage à l’huile de coude

Cette méthode est probablement la plus pratiquée, aujourd’hui encore. Elle ne nécessite finalement qu’un outillage réduit et peu coûteux, notamment une paire de gants. Elle permet surtout d’accéder à des zones situées entre des plantations et d’effectuer un désherbage sélectif, ce qu’aucune autre méthode ne peut proposer.

En revanche, le désherbage manuel présente un inconvénient de taille, celui d’être particulièrement chronophage. Et gare aux courbatures !

Sel et vinaigre

De nombreuses recettes pour fabriquer son désherbant naturel et gratuit circulent sur internet. L’une de celles qui apparaît comme les plus efficaces comprend dans sa composition essentiellement du vinaigre et du sel.
Et pour cause, puisque le vinaigre est un acide qui va détruire le système racinaire, le sel empêchant quant à lui toute repousse.

Le problème de tels ingrédients, c’est qu’ils s’infiltrent dans la terre jusqu’à la nappe phréatique. Outre les problèmes que cela peut poser à ce niveau, cela engendre une destruction de toute vie dans le sol qui n’est plus alors qu’un substrat mort. Selon les quantités de sel et de vinaigre répandues, les dommages peuvent être considérables.

De plus, selon certains spécialistes, si tous les jardiniers utilisaient du sel et du vinaigre, les dégâts pourraient être plus importants que ceux causés par la glyphosate sur l’environnement.

La couverture temporaire du sol

Toute plante verte produit de la chlorophylle grâce au processus de photosynthèse. Celui-ci n’étant possible que grâce au rayonnement solaire, en privant de lumière n’importe quel végétal, celui-ci dépérit.
Partant de ce principe, il est donc possible de désherber une grande surface simplement en la recouvrant temporairement par une bâche. En l’espace de quelques semaines ou mois en fonction de la saison, votre terrain est propre et aéré grâce à l’action des espèces épigées et des vers de terre.

Simple à mettre en place, le bâchage présente l’inconvénient d’être peu esthétique. Par ailleurs, il n’est pas possible sur une petite surface.

Les copeaux de résineux

Plus esthétiques qu’une bâche, les copeaux de résineux privent les plantes de lumière et les étouffent. Par ailleurs, la résine qu’ils contiennent bloquent la germination et la croissance des plantules.

Si vous êtes dans une région où la terre est naturellement acide, l’utilisation de copeaux de résineux peut être judicieuse. Dans le cas contraire, vous risquez d’acidifier votre sol et de devoir utiliser par la suite de la chaux pour rectifier le PH.

La concurrence d’autres plantes

Vous avez probablement pu constater que par endroit, certaines plantes prennent le dessus et colonisent de grands espaces. Cela peut être le cas de la bourrache par exemple. Dans ce cas, une concurrence se crée entre les végétaux jusqu’à ce que l’un d’eux prennent le dessus.

Le jardinier peut donc tout à faire reproduire ce qui se passe à l’état naturel en semant volontairement des variétés sélectionnées pour étouffer les autres plantes et prendre le dessus. C’est notamment le cas de la phacélie. Cette plante mellifère fort appréciée des abeilles solitaires notamment, freine considérablement la croissance des autres végétaux, tout en captant l’azote atmosphérique.

Là encore, il s’agit d’une méthode naturelle à appliquer sur une grande surface comme un potager. De plus, il faut veiller à ce que la plante que l’on a favorisée ne graine pas pour finir par devenir envahissante.

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